Lucas Ayala

trepen a los techos, ya llega la aurora

Madrigal triste

I

Que m’importe que tu sois sage ?
Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs
Ajoutent un charme au visage,
Comme le fleuve au paysage ;
L’orage rajeunit les fleurs.

Je t’aime surtout quand la joie
S’enfuit de ton front terrassé ;
Quand ton cœur dans l’horreur se noie ;
Quand sur ton présent se déploie
Le nuage affreux du passé.

Je t’aime quand ton grand œil verse
Une eau chaude comme le sang ;
Quand, malgré ma main qui te berce,
Ton angoisse, trop lourde, perce
Comme un râle d’agonisant.

J’aspire, volupté divine !
Hymne profond, délicieux !
Tous les sanglots de ta poitrine,
Et crois que ton cœur s’illumine
Des perles que versent tes yeux !

II

Je sais que ton cœur, qui regorge
De vieux amours déracinés,
Flamboie encor comme une forge,
Et que tu couves sous ta gorge
Un peu de l’orgueil des damnés ;

Mais tant, ma chère, que tes rêves
N’auront pas reflété l’Enfer,
Et qu’en un cauchemar sans trêves,
Songeant de poisons et de glaives,
Éprise de poudre et de fer,

N’ouvrant à chacun qu’avec crainte,
Déchiffrant le malheur partout,
Te convulsant quand l’heure tinte,
Tu n’auras pas senti l’étreinte
De l’irrésistible Dégoût,

Tu ne pourras, esclave reine
Qui ne m’aimes qu’avec effroi,
Dans l’horreur de la nuit malsaine,
Me dire, l’âme de cris pleine :
« Je suis ton égale, ô mon Roi ! »

— Charles Baudelaire, en “Les fleurs du mal”, 1857
(no encontré una traducción aceptable)

11 comentarios en esta entrada

  1. Lucas Ayala a las 0:37

    sí, me puse serio…

    es lo que hay esta noche…

  2. Gibulee a las 13:34

    y yo no se nada de francés :(

  3. gabrielaa. a las 14:04

    le cœur encore flamboie, oui
    ah l’orgueil des damnés

  4. Lucas Ayala a las 15:06

    yo tampoco sé francés…

    tengo una traducción bastante pobre, prefiero no mostrarla… es mejor que el que hable por mí sea Baudelaire, así, sin pasar por el tamiz de otra persona… no es necesario eso en este momento.

  5. Fishboy a las 1:04

    Il est bon de garder les poèmes dans l’idiome d’origine, il n’est pas à perdre le sens réel de ce que l’auteur voulait dire, merci de visiter mon blog, j’ai visité plusieurs fois cette

    Salutations Lucas ayala

    L’étourdissement poisson

  6. Lucas Ayala a las 1:09

    oh, un pescadito bilingüe… qué grande!!

  7. gabrielaa. a las 1:28

    bien sûr, gars-poisson, mais pourtant parfois… comment le faire, autrement? le japonnais le swahili le navajo? c’est trop.

  8. Lucas Ayala a las 1:35

    bueno bueno, a no exagerar que acá hay gente que se puede sentir excluida…

  9. gabrielaa. a las 1:36

    querés traducciones?

  10. Fishboy a las 2:17

    C’est vrai, je ne pensais pas que sur japonais, il faut essayer de regarder le texte jusqu’à ce que nous comprenons quelque chose =)

    Baise gabrielaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa & lucaaaaaaaaaaaaaaaaaaassssssssss

  11. Lucas Ayala a las 14:02

    se va para arriba este blog…

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